
Deep House/Afro House
21 décembre 2025
par Samreeez
Betical
(FR)
Intro
Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Nous sommes Maxence et Martin Hoet, plus connus sous le nom de Betical. Nous sommes frères, originaires de Lille. Nous avons grandi dans un environnement où la musique occupait une place centrale. Notre père, passionné et ayant travaillé dans des labels, nous a très tôt transmis ce goût et cette curiosité, sans pour autant venir d’une famille de musiciens. Maxence a commencé la musique en premier, avec du matériel installé dans sa chambre. Martin, s’y est intéressé un peu plus tard. Puis, naturellement, nous avons commencé à faire les choses ensemble. Lille n’est pas une capitale de la musique. Mais la ville est influencée par plusieurs scènes comme la Belgique, Paris, l’Allemagne, l’Angleterre. Ce mélange nous a offert un contexte riche pour construire notre identité musicale.
Est-ce que vous avez grandit dans une famille de musicien ?
Pas dans la pratique mais à fond dans la transmission, pour nous la musique a toujours été accessible. Notre père nous a littéralement éduqués à la musique, surtout en voiture. Le groupe qu’on a le plus écouté, c’est Phoenix. Leur deuxième album, Alphabetical, a même inspiré notre nom. Lille est loin de tout, huit heures pour aller dans le sud, dix pour le ski. On passait des heures en voiture à écouter de la musique, parfois les mêmes morceaux en boucle. Il nous a aussi fait découvrir les classiques, comme Daft Punk, quand on avait dix ans. Tout ça nous a donné envie de faire de la musique de façon très naturelle.

Est-ce qu’il y a eu un déclic pour vous lancer ?
Je pense qu’il y a eu plusieurs déclics. Maxence s’est tourné vers la musique très tôt et a commencé le DJing avec ses potes, alors que moi, j’étais encore jeune. À quatorze ans, il faisait déjà des soirées dans le garage de nos parents, sous leur surveillance, sans alcool ni cigarettes. De mon côté, à ce moment là, je n’étais pas intéressé. Vers dix sept ans, je me suis mis à la production. Le mix ne m’attirait pas, c’était vraiment la production. J’ai squatté son ordinateur et sa chambre. J’ai sorti un premier morceau sous un alias que je ne divulguerai jamais, il était vraiment mauvais. Maxence faisait déjà de la production. Quand il a vu qu’en deux mois j’avais sorti un track, il s’est remis sérieusement à produire. On s’est rendu compte qu’on se battait pour le même ordinateur, alors on a décidé de travailler ensemble. On s’entend bien, c’est naturel. C’est comme ça qu’on a commencé à travailler à deux.
Quel est votre équilibre puisque vous être frère ?
On a construit une sorte d’association, presque un pacte entre frères, pensé sur le long terme. Martin s’est lancé à fond très tôt, moi j’ai gardé une activité à côté, puis je me suis consacré entièrement au projet pendant un an. Ça a débloqué beaucoup de choses et renforcé notre identité commune. Aujourd’hui, on restructure pour revenir à cent pour cent à deux et en vivre ensemble. Deux morceaux ont marqué un tournant, Back at 74 et Do It Again. Le premier nous a permis de jouer plus, dans les bons lieux, avec des cachets modestes. Le second a vraiment lancé la tournée. On a plus de visibilité, plus de dates, et tout se met en place. On est dans une très bonne période.
Dans votre carrière, qui vous entoure ?
Aujourd’hui, on a une structure autour de nous tout en gardant un esprit artisanal. On aime tout faire nous-mêmes, garder le contrôle, même si ça prend plus de temps et crée parfois des frictions. La team, c’est Hangar Talent depuis deux ans. Au quotidien, on échange surtout avec Charles et Léa, les co-managers. Les bookers sont allemands, NTRL ou Neutral. Management, booking et labels fonctionnent ensemble, mais nous gérons tout ce qui touche à la musique, l’image, la direction artistique et les contenus sur les réseaux. Les mix et masters sont finalisés par des personnes extérieures. On a aussi @yo0ujo depuis un an et demi. C’est un ami et un excellent photographe et vidéaste ayant travaillé avec CamelPhat ou sur des projets liés à David Guetta.
“On a construit une sorte d’association, presque un pacte entre frères, pensé sur le long terme.”
Production
Quel genre de musioque est-ce que vous produisez ?
Au départ, notre musique était plus calme et contemplative, à la Bonobo ou Cosmos, pour poser nos harmonies. On a sorti des morceaux qui ont bien fonctionné en streaming, mais sans format club. Le DJing pur nous manquait et on a voulu créer pour le club, ce qui a défini notre patte et notre identité. Aujourd’hui, notre musique reste “club” mais peut s’écouter ailleurs. On garde une approche ouverte, en adaptant parfois certains codes à notre style, sans suivre les tendances éphémères. Après dix ans de production et d’observation des scènes, on a compris qu’un son cliché monte vite mais redescend vite aussi. On mélange les styles pour rester cohérents et créer quelque chose qui vieillisse bien. On espère que nos enfants pourront écouter ces morceaux et se dire : “Attends, c’est mon père qui a fait ça.”

Quel est votre processus créatif ?
Le fait d’être deux est un vrai avantage. On ne se marche pas dessus et la collaboration fonctionne très bien. Quand on produit, il y en a toujours un qui prend le lead sur l’ordinateur. Martin se concentre sur la musicalité, il est très technique. Moi je suis en lead sur les réseaux sociaux mais aussi sur les harmonies et les accords en production. Produire ne se limite pas à la technique il faut mettre de l’âme dans la musique. Nos créations viennent de discussions longues et d’heures à tester des idées. L’inspiration peut venir de n’importe quoi, d’une climatisation au Mexique à un sample d’ascenseur.
Qui vous a marqué en studio ?
Le fait d’être à deux a beaucoup façonné notre manière de produire. On a toujours travaillé ensemble et peu collaboré avec l’extérieur, même si des potes talentueux nous entourent. Maintenant qu’on est à Paris, on évolue dans un petit écosystème avec des artistes comme Roman Kyn, Chambord ou Orsay. Chacun a sa méthode et c’est impressionnant de voir comment ils travaillent. On les a rencontrés grâce au projet. Martin, a étudié à Brighton et beaucoup de gens avec qui il vivais ont aujourd’hui des projets qui fonctionnent comme Blowsom ou LUCASV. À l’époque, notre musique n’avait rien à voir avec ce qu’on fait aujourd’hui, on explorait tous les styles. Notre sœur Emma, chanteuse avec son projet, a aussi participé à nos sessions collectives. Avec eux on a peaufiné nos mix et expérimenté plein de choses. On peut dire qu’il y a eu deux étapes dans notre apprentissage et notre évolution grâce à ces expériences.
Est-ce que vous avez prévu de sorti un projet qui représente parfaitement Betical ?
Pour l’instant, on est encore dans une phase de singles. On pense que l’album est trop tôt pour nous. Selon nous, ça se construit en testant des morceaux et en découvrant une cohérence entre eux. Un album n’est pas juste une vitrine de singles c’est une exploration de la palette musicale sur un format long. Pour l’instant, il nous faut encore installer quelques bangers. On a créé deux morceaux qui ont vraiment marqué la scène comme Back at 74 et Do It Again. Ce sont des bangers de club joués partout par beaucoup de DJs et qui ont fait avancer notre projet. Il nous en faudra encore quelques-uns avant d’avoir une base solide pour montrer qui on est à cent pour cent. Certaines démos restent de côté et arriveront quand elles arriveront.
“L’inspiration peut venir de n’importe quoi, d’une climatisation au Mexique à un sample entendu dans un ascenseur.”
Show

Quel est votre meilleur souvenirs sur scène ?
Pour nous, ce qui a toujours été marquant ce n’était pas les dates mais la réaction du public. Au début, on jouait devant deux cents personnes et voir les gens sortir leurs téléphones nous montrait que ça fonctionnait. Un souvenir incroyable c’est New Delhi en Inde où le public connaissait déjà notre musique et criait sur Do It Again. Une autre date marquante c’est la première fois à Tomorrowland. Pour nous c’était mythique, jouer là-bas c’était un peu comme atteindre un objectif et comprendre que tout le travail a payé. Cette année, on a joué devant six à sept mille personnes sur une scène qui pourrait être une main stage dans n’importe quel festival. L’appréhension est énorme et la résonance aussi.

Quel est votre objectif commun ?
Pour nous, l’essentiel c’est de construire une carrière pérenne avec une vraie longévité. Ce n’est pas devenir un énorme nom mondial mais réussir à avoir un projet qui grandit tout en gardant son identité et sa crédibilité. Pouvoir vivre de ce projet et s’y consacrer entièrement c’est déjà énorme. Aujourd’hui, on est très heureux de ce qu’on a accompli. Maintenant, le défi c’est de continuer et d’éviter au maximum les moments de doute. Le but c’est de maintenir le cap et d’avancer.
Comment durer dans ce milieu ?
C’est un rythme non-stop. Quand on a des dates, on discute, on joue, des idées viennent naturellement. Même chez soi, on se demande ce qu’on fait après. On a une team qui nous soutient et nous cadre avec des deadlines pour avancer. Pour la musique, le but c’est de développer une patte et un son dans notre périmètre “club” où les gens s’amusent. On construit une discographie sans obsession de perfection. Il faut expérimenter, se planter parfois et revenir avec quelque chose de plus fort. On veut que notre musique tienne dans le temps et reste qualitative même dans vingt ans, sans être liée à une tendance éphémère. Notre musique est jouée par des DJs très différents comme Adriatique, David Guetta, Martin Garrix, Roy Rosenfeld ou Sébastien Léger. On n’a pas encore défini un son parfait mais on a une patte et on cherche constamment cette identité sonore ce qui rend le processus excitant et stimulant.
Industrie

Selon votre expertise, les DJ sont bien ou mal représenté ?
Bien sûr, il y a pas mal de clichés sur les DJ, mais globalement, ça fonctionne. Les gens prennent vraiment plaisir à venir voir des DJ et à danser. Aujourd’hui, c’est presque devenu la norme. Avant, c’était des DJ sur vinyles, dans des salles fermées. Pour nous et pour la France, on arrive à un moment où tout est déjà installé, le contexte, le public, la scène. On arrive au bon moment dans l’histoire. Tout se passe vraiment bien pour nous.
Crédits
Reporter : Samuel Bouverat
Photo : Samreeez
Direction artistique : Samreeez
Assistant : Laszlo Rihs
Vidéo : Laszlo Rihs
Production : Pacap Studio
Propiété exclusive : Pacap ©
pacapmagazine@gmail.com
Pacap Studio
Accueil
Itw’s
Culture
Set
Panier
About
Tiktok
Youtube
Mise en Relation
Talents
All rights reserved, ©Pacap
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par Samreeez
Betical
(FR)
Introduction – Betical
Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Nous sommes Maxence et Martin Hoet, plus connus sous le nom de Betical. Nous sommes frères, originaires de Lille. Nous avons grandi dans un environnement où la musique occupait une place centrale. Notre père, passionné et ayant travaillé dans des labels, nous a très tôt transmis ce goût et cette curiosité, sans pour autant venir d’une famille de musiciens. Maxence a commencé la musique en premier, avec du matériel installé dans sa chambre. Martin, s’y est intéressé un peu plus tard. Puis, naturellement, nous avons commencé à faire les choses ensemble. Lille n’est pas une capitale de la musique. Mais la ville est influencée par plusieurs scènes comme la Belgique, Paris, l’Allemagne, l’Angleterre. Ce mélange nous a offert un contexte riche pour construire notre identité musicale.
Est-ce que vous avez grandit dans une famille de musicien ?
Pas dans la pratique mais à fond dans la transmission, pour nous la musique a toujours été accessible. Notre père nous a littéralement éduqués à la musique, surtout en voiture. Le groupe qu’on a le plus écouté, c’est Phoenix. Leur deuxième album, Alphabetical, a même inspiré notre nom. Lille est loin de tout, huit heures pour aller dans le sud, dix pour le ski. On passait des heures en voiture à écouter de la musique, parfois les mêmes morceaux en boucle. Il nous a aussi fait découvrir les classiques, comme Daft Punk, quand on avait dix ans. Tout ça nous a donné envie de faire de la musique de façon très naturelle.

Est-ce qu’il y a eu un déclic pour vous lancer ?
Je pense qu’il y a eu plusieurs déclics. Maxence s’est tourné vers la musique très tôt et a commencé le DJing avec ses potes, alors que moi, j’étais encore jeune. À quatorze ans, il faisait déjà des soirées dans le garage de nos parents, sous leur surveillance, sans alcool ni cigarettes. De mon côté, à ce moment là, je n’étais pas intéressé. Vers dix sept ans, je me suis mis à la production. Le mix ne m’attirait pas, c’était vraiment la production. J’ai squatté son ordinateur et sa chambre. J’ai sorti un premier morceau sous un alias que je ne divulguerai jamais, il était vraiment mauvais. Maxence faisait déjà de la production. Quand il a vu qu’en deux mois j’avais sorti un track, il s’est remis sérieusement à produire. On s’est rendu compte qu’on se battait pour le même ordinateur, alors on a décidé de travailler ensemble. On s’entend bien, c’est naturel. C’est comme ça qu’on a commencé à travailler à deux.
Quel est votre équilibre puisque vous être frère ?
On a construit une sorte d’association, presque un pacte entre frères, pensé sur le long terme. Martin s’est lancé à fond très tôt, moi j’ai gardé une activité à côté, puis je me suis consacré entièrement au projet pendant un an. Ça a débloqué beaucoup de choses et renforcé notre identité commune. Aujourd’hui, on restructure pour revenir à cent pour cent à deux et en vivre ensemble. Deux morceaux ont marqué un tournant, Back at 74 et Do It Again. Le premier nous a permis de jouer plus, dans les bons lieux, avec des cachets modestes. Le second a vraiment lancé la tournée. On a plus de visibilité, plus de dates, et tout se met en place. On est dans une très bonne période.
Dans votre carrière, qui vous entoure ?
Aujourd’hui, on a une structure autour de nous tout en gardant un esprit artisanal. On aime tout faire nous-mêmes, garder le contrôle, même si ça prend plus de temps et crée parfois des frictions. La team, c’est Hangar Talent depuis deux ans. Au quotidien, on échange surtout avec Charles et Léa, les co-managers. Les bookers sont allemands, NTRL ou Neutral. Management, booking et labels fonctionnent ensemble, mais nous gérons tout ce qui touche à la musique, l’image, la direction artistique et les contenus sur les réseaux. Les mix et masters sont finalisés par des personnes extérieures. On a aussi @yo0ujo depuis un an et demi. C’est un ami et un excellent photographe et vidéaste ayant travaillé avec CamelPhat ou sur des projets liés à David Guetta.
“On a construit une sorte d’association, presque un pacte entre frères, pensé sur le long terme.”
Production – Betical
Quel genre de musioque est-ce que vous produisez ?
Au départ, notre musique était plus calme et contemplative, à la Bonobo ou Cosmos, pour poser nos harmonies. On a sorti des morceaux qui ont bien fonctionné en streaming, mais sans format club. Le DJing pur nous manquait et on a voulu créer pour le club, ce qui a défini notre patte et notre identité. Aujourd’hui, notre musique reste “club” mais peut s’écouter ailleurs. On garde une approche ouverte, en adaptant parfois certains codes à notre style, sans suivre les tendances éphémères. Après dix ans de production et d’observation des scènes, on a compris qu’un son cliché monte vite mais redescend vite aussi. On mélange les styles pour rester cohérents et créer quelque chose qui vieillisse bien. On espère que nos enfants pourront écouter ces morceaux et se dire : “Attends, c’est mon père qui a fait ça.”

Quel est votre processus créatif ?
Le fait d’être deux est un vrai avantage. On ne se marche pas dessus et la collaboration fonctionne très bien. Quand on produit, il y en a toujours un qui prend le lead sur l’ordinateur. Martin se concentre sur la musicalité, il est très technique. Moi je suis en lead sur les réseaux sociaux mais aussi sur les harmonies et les accords en production. Produire ne se limite pas à la technique il faut mettre de l’âme dans la musique. Nos créations viennent de discussions longues et d’heures à tester des idées. L’inspiration peut venir de n’importe quoi, d’une climatisation au Mexique à un sample d’ascenseur.
Qui vous a marqué en studio ?
Le fait d’être à deux a beaucoup façonné notre manière de produire. On a toujours travaillé ensemble et peu collaboré avec l’extérieur, même si des potes talentueux nous entourent. Maintenant qu’on est à Paris, on évolue dans un petit écosystème avec des artistes comme Roman Kyn, Chambord ou Orsay. Chacun a sa méthode et c’est impressionnant de voir comment ils travaillent. On les a rencontrés grâce au projet. Martin, a étudié à Brighton et beaucoup de gens avec qui il vivais ont aujourd’hui des projets qui fonctionnent comme Blowsom ou LUCASV. À l’époque, notre musique n’avait rien à voir avec ce qu’on fait aujourd’hui, on explorait tous les styles. Notre sœur Emma, chanteuse avec son projet, a aussi participé à nos sessions collectives. Avec eux on a peaufiné nos mix et expérimenté plein de choses. On peut dire qu’il y a eu deux étapes dans notre apprentissage et notre évolution grâce à ces expériences.
Est-ce que vous avez prévu de sorti un projet qui représente parfaitement Betical ?
Pour l’instant, on est encore dans une phase de singles. On pense que l’album est trop tôt pour nous. Selon nous, ça se construit en testant des morceaux et en découvrant une cohérence entre eux. Un album n’est pas juste une vitrine de singles c’est une exploration de la palette musicale sur un format long. Pour l’instant, il nous faut encore installer quelques bangers. On a créé deux morceaux qui ont vraiment marqué la scène comme Back at 74 et Do It Again. Ce sont des bangers de club joués partout par beaucoup de DJs et qui ont fait avancer notre projet. Il nous en faudra encore quelques-uns avant d’avoir une base solide pour montrer qui on est à cent pour cent. Certaines démos restent de côté et arriveront quand elles arriveront.
“L’inspiration peut venir de n’importe quoi, d’une climatisation au Mexique à un sample entendu dans un ascenseur.”
Show – Betical

Quel est votre meilleur souvenirs sur scène ?
Pour nous, ce qui a toujours été marquant ce n’était pas les dates mais la réaction du public. Au début, on jouait devant deux cents personnes et voir les gens sortir leurs téléphones nous montrait que ça fonctionnait. Un souvenir incroyable c’est New Delhi en Inde où le public connaissait déjà notre musique et criait sur Do It Again. Une autre date marquante c’est la première fois à Tomorrowland. Pour nous c’était mythique, jouer là-bas c’était un peu comme atteindre un objectif et comprendre que tout le travail a payé. Cette année, on a joué devant six à sept mille personnes sur une scène qui pourrait être une main stage dans n’importe quel festival. L’appréhension est énorme et la résonance aussi.

Quel est votre objectif commun ?
Pour nous, l’essentiel c’est de construire une carrière pérenne avec une vraie longévité. Ce n’est pas devenir un énorme nom mondial mais réussir à avoir un projet qui grandit tout en gardant son identité et sa crédibilité. Pouvoir vivre de ce projet et s’y consacrer entièrement c’est déjà énorme. Aujourd’hui, on est très heureux de ce qu’on a accompli. Maintenant, le défi c’est de continuer et d’éviter au maximum les moments de doute. Le but c’est de maintenir le cap et d’avancer.
Comment durer dans ce milieu ?
C’est un rythme non-stop. Quand on a des dates, on discute, on joue, des idées viennent naturellement. Même chez soi, on se demande ce qu’on fait après. On a une team qui nous soutient et nous cadre avec des deadlines pour avancer. Pour la musique, le but c’est de développer une patte et un son dans notre périmètre “club” où les gens s’amusent. On construit une discographie sans obsession de perfection. Il faut expérimenter, se planter parfois et revenir avec quelque chose de plus fort. On veut que notre musique tienne dans le temps et reste qualitative même dans vingt ans, sans être liée à une tendance éphémère. Notre musique est jouée par des DJs très différents comme Adriatique, David Guetta, Martin Garrix, Roy Rosenfeld ou Sébastien Léger. On n’a pas encore défini un son parfait mais on a une patte et on cherche constamment cette identité sonore ce qui rend le processus excitant et stimulant.
Industrie – Betical

Selon votre expertise, les DJ sont bien ou mal représenté ?
Bien sûr, il y a pas mal de clichés sur les DJ, mais globalement, ça fonctionne. Les gens prennent vraiment plaisir à venir voir des DJ et à danser. Aujourd’hui, c’est presque devenu la norme. Avant, c’était des DJ sur vinyles, dans des salles fermées. Pour nous et pour la France, on arrive à un moment où tout est déjà installé, le contexte, le public, la scène. On arrive au bon moment dans l’histoire. Tout se passe vraiment bien pour nous.
Crédits
Reporter : Samuel Bouverat
Photo : Samreeez
Direction artistique : Samreeez
Assistant : Laszlo Rihs
Vidéo : Laszlo Rihs
Production : Pacap Studio
Propiété exclusive : Pacap ©
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Deep House/Afro House
21 décembre 2025
par Samreeez
Betical
(FR)
Introduction – Betical
Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Nous sommes Maxence et Martin Hoet, plus connus sous le nom de Betical. Nous sommes frères, originaires de Lille. Nous avons grandi dans un environnement où la musique occupait une place centrale. Notre père, passionné et ayant travaillé dans des labels, nous a très tôt transmis ce goût et cette curiosité, sans pour autant venir d’une famille de musiciens. Maxence a commencé la musique en premier, avec du matériel installé dans sa chambre. Martin, s’y est intéressé un peu plus tard. Puis, naturellement, nous avons commencé à faire les choses ensemble. Lille n’est pas une capitale de la musique. Mais la ville est influencée par plusieurs scènes comme la Belgique, Paris, l’Allemagne, l’Angleterre. Ce mélange nous a offert un contexte riche pour construire notre identité musicale.
Est-ce que vous avez grandit dans une famille de musicien ?
Pas dans la pratique mais à fond dans la transmission, pour nous la musique a toujours été accessible. Notre père nous a littéralement éduqués à la musique, surtout en voiture. Le groupe qu’on a le plus écouté, c’est Phoenix. Leur deuxième album, Alphabetical, a même inspiré notre nom. Lille est loin de tout, huit heures pour aller dans le sud, dix pour le ski. On passait des heures en voiture à écouter de la musique, parfois les mêmes morceaux en boucle. Il nous a aussi fait découvrir les classiques, comme Daft Punk, quand on avait dix ans. Tout ça nous a donné envie de faire de la musique de façon très naturelle.

Est-ce qu’il y a eu un déclic pour vous lancer ?
Je pense qu’il y a eu plusieurs déclics. Maxence s’est tourné vers la musique très tôt et a commencé le DJing avec ses potes, alors que moi, j’étais encore jeune. À quatorze ans, il faisait déjà des soirées dans le garage de nos parents, sous leur surveillance, sans alcool ni cigarettes. De mon côté, à ce moment là, je n’étais pas intéressé. Vers dix sept ans, je me suis mis à la production. Le mix ne m’attirait pas, c’était vraiment la production. J’ai squatté son ordinateur et sa chambre. J’ai sorti un premier morceau sous un alias que je ne divulguerai jamais, il était vraiment mauvais. Maxence faisait déjà de la production. Quand il a vu qu’en deux mois j’avais sorti un track, il s’est remis sérieusement à produire. On s’est rendu compte qu’on se battait pour le même ordinateur, alors on a décidé de travailler ensemble. On s’entend bien, c’est naturel. C’est comme ça qu’on a commencé à travailler à deux.
Quel est votre équilibre puisque vous être frère ?
On a construit une sorte d’association, presque un pacte entre frères, pensé sur le long terme. Martin s’est lancé à fond très tôt, moi j’ai gardé une activité à côté, puis je me suis consacré entièrement au projet pendant un an. Ça a débloqué beaucoup de choses et renforcé notre identité commune. Aujourd’hui, on restructure pour revenir à cent pour cent à deux et en vivre ensemble. Deux morceaux ont marqué un tournant, Back at 74 et Do It Again. Le premier nous a permis de jouer plus, dans les bons lieux, avec des cachets modestes. Le second a vraiment lancé la tournée. On a plus de visibilité, plus de dates, et tout se met en place. On est dans une très bonne période.
Dans votre carrière, qui vous entoure ?
Aujourd’hui, on a une structure autour de nous tout en gardant un esprit artisanal. On aime tout faire nous-mêmes, garder le contrôle, même si ça prend plus de temps et crée parfois des frictions. La team, c’est Hangar Talent depuis deux ans. Au quotidien, on échange surtout avec Charles et Léa, les co-managers. Les bookers sont allemands, NTRL ou Neutral. Management, booking et labels fonctionnent ensemble, mais nous gérons tout ce qui touche à la musique, l’image, la direction artistique et les contenus sur les réseaux. Les mix et masters sont finalisés par des personnes extérieures. On a aussi @yo0ujo depuis un an et demi. C’est un ami et un excellent photographe et vidéaste ayant travaillé avec CamelPhat ou sur des projets liés à David Guetta.
“On a construit une sorte d’association, presque un pacte entre frères, pensé sur le long terme.”
Production – Betical
Quel genre de musioque est-ce que vous produisez ?
Au départ, notre musique était plus calme et contemplative, à la Bonobo ou Cosmos, pour poser nos harmonies. On a sorti des morceaux qui ont bien fonctionné en streaming, mais sans format club. Le DJing pur nous manquait et on a voulu créer pour le club, ce qui a défini notre patte et notre identité. Aujourd’hui, notre musique reste “club” mais peut s’écouter ailleurs. On garde une approche ouverte, en adaptant parfois certains codes à notre style, sans suivre les tendances éphémères. Après dix ans de production et d’observation des scènes, on a compris qu’un son cliché monte vite mais redescend vite aussi. On mélange les styles pour rester cohérents et créer quelque chose qui vieillisse bien. On espère que nos enfants pourront écouter ces morceaux et se dire : “Attends, c’est mon père qui a fait ça.”

Quel est votre processus créatif ?
Le fait d’être deux est un vrai avantage. On ne se marche pas dessus et la collaboration fonctionne très bien. Quand on produit, il y en a toujours un qui prend le lead sur l’ordinateur. Martin se concentre sur la musicalité, il est très technique. Moi je suis en lead sur les réseaux sociaux mais aussi sur les harmonies et les accords en production. Produire ne se limite pas à la technique il faut mettre de l’âme dans la musique. Nos créations viennent de discussions longues et d’heures à tester des idées. L’inspiration peut venir de n’importe quoi, d’une climatisation au Mexique à un sample d’ascenseur.
Qui vous a marqué en studio ?
Le fait d’être à deux a beaucoup façonné notre manière de produire. On a toujours travaillé ensemble et peu collaboré avec l’extérieur, même si des potes talentueux nous entourent. Maintenant qu’on est à Paris, on évolue dans un petit écosystème avec des artistes comme Roman Kyn, Chambord ou Orsay. Chacun a sa méthode et c’est impressionnant de voir comment ils travaillent. On les a rencontrés grâce au projet. Martin, a étudié à Brighton et beaucoup de gens avec qui il vivais ont aujourd’hui des projets qui fonctionnent comme Blowsom ou LUCASV. À l’époque, notre musique n’avait rien à voir avec ce qu’on fait aujourd’hui, on explorait tous les styles. Notre sœur Emma, chanteuse avec son projet, a aussi participé à nos sessions collectives. Avec eux on a peaufiné nos mix et expérimenté plein de choses. On peut dire qu’il y a eu deux étapes dans notre apprentissage et notre évolution grâce à ces expériences.
Est-ce que vous avez prévu de sorti un projet qui représente parfaitement Betical ?
Pour l’instant, on est encore dans une phase de singles. On pense que l’album est trop tôt pour nous. Selon nous, ça se construit en testant des morceaux et en découvrant une cohérence entre eux. Un album n’est pas juste une vitrine de singles c’est une exploration de la palette musicale sur un format long. Pour l’instant, il nous faut encore installer quelques bangers. On a créé deux morceaux qui ont vraiment marqué la scène comme Back at 74 et Do It Again. Ce sont des bangers de club joués partout par beaucoup de DJs et qui ont fait avancer notre projet. Il nous en faudra encore quelques-uns avant d’avoir une base solide pour montrer qui on est à cent pour cent. Certaines démos restent de côté et arriveront quand elles arriveront.
“L’inspiration peut venir de n’importe quoi, d’une climatisation au Mexique à un sample entendu dans un ascenseur.”
Show – Betical

Quel est votre meilleur souvenirs sur scène ?
Pour nous, ce qui a toujours été marquant ce n’était pas les dates mais la réaction du public. Au début, on jouait devant deux cents personnes et voir les gens sortir leurs téléphones nous montrait que ça fonctionnait. Un souvenir incroyable c’est New Delhi en Inde où le public connaissait déjà notre musique et criait sur Do It Again. Une autre date marquante c’est la première fois à Tomorrowland. Pour nous c’était mythique, jouer là-bas c’était un peu comme atteindre un objectif et comprendre que tout le travail a payé. Cette année, on a joué devant six à sept mille personnes sur une scène qui pourrait être une main stage dans n’importe quel festival. L’appréhension est énorme et la résonance aussi.

Quel est votre objectif commun ?
Pour nous, l’essentiel c’est de construire une carrière pérenne avec une vraie longévité. Ce n’est pas devenir un énorme nom mondial mais réussir à avoir un projet qui grandit tout en gardant son identité et sa crédibilité. Pouvoir vivre de ce projet et s’y consacrer entièrement c’est déjà énorme. Aujourd’hui, on est très heureux de ce qu’on a accompli. Maintenant, le défi c’est de continuer et d’éviter au maximum les moments de doute. Le but c’est de maintenir le cap et d’avancer.
Comment durer dans ce milieu ?
C’est un rythme non-stop. Quand on a des dates, on discute, on joue, des idées viennent naturellement. Même chez soi, on se demande ce qu’on fait après. On a une team qui nous soutient et nous cadre avec des deadlines pour avancer. Pour la musique, le but c’est de développer une patte et un son dans notre périmètre “club” où les gens s’amusent. On construit une discographie sans obsession de perfection. Il faut expérimenter, se planter parfois et revenir avec quelque chose de plus fort. On veut que notre musique tienne dans le temps et reste qualitative même dans vingt ans, sans être liée à une tendance éphémère. Notre musique est jouée par des DJs très différents comme Adriatique, David Guetta, Martin Garrix, Roy Rosenfeld ou Sébastien Léger. On n’a pas encore défini un son parfait mais on a une patte et on cherche constamment cette identité sonore ce qui rend le processus excitant et stimulant.
Industrie – Betical

Selon votre expertise, les DJ sont bien ou mal représenté ?
Bien sûr, il y a pas mal de clichés sur les DJ, mais globalement, ça fonctionne. Les gens prennent vraiment plaisir à venir voir des DJ et à danser. Aujourd’hui, c’est presque devenu la norme. Avant, c’était des DJ sur vinyles, dans des salles fermées. Pour nous et pour la France, on arrive à un moment où tout est déjà installé, le contexte, le public, la scène. On arrive au bon moment dans l’histoire. Tout se passe vraiment bien pour nous.
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