Trance music

16 décembre 2025

par Samreeez

Unterschrift

(CH/NL)

Intro

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Duncan Smith et mon nom de scène est Unterschrift. Je suis néerlandais et je viens d’une famille où personne n’évoluait dans un milieu artistique, ce qui fait de moi le premier artiste des trois dernières générations. Mon père est ingénieur en microtechnique et travaille sur des puces électroniques, notamment celles que l’on retrouve dans les téléphones, tandis que ma mère exerçait le métier de comptable. Mes frères ont suivi des parcours assez éloignés de la création, à l’exception de l’un d’entre eux avec qui j’ai monté des événements. Lui non plus n’est pas artiste et se situe davantage du côté du management, ce qui reflète assez bien le cadre très scolaire dans lequel j’ai grandi.

Est-ce que cela a été difficile d’emmener tes parents dans ton univers ?

C’était un milieu qu’ils ne comprenaient pas vraiment. Ils ne venaient pas de là et n’avaient pas non plus cette sensibilité musicale que, moi, j’apportais naturellement à mes journées. Forcément, au début, ce n’était pas quelque chose qui était accueilli facilement. Et puis, avec le temps, ils ont commencé à comprendre. J’ai eu de la chance, car même s’ils ne comprenaient pas forcément ce milieu, ils m’ont toujours laissé la liberté de suivre ce que j’aimais vraiment, plutôt que de me pousser vers un chemin tout tracé. Ils ont rapidement compris que si je restais jusqu’à neuf heures du matin en soirée, en teuf ou en club, c’était simplement parce que j’étais profondément amoureux de la musique.

Est-ce que tu as eu des moments de partage musical avec tes proches lorsque tu étais plus jeune ?

En grandissant, il y avait toujours deux artistes qui tournaient à la maison. Soit du The Cure, soit du Sophie Hunger, dont mon père est un grand fan. En voiture, c’était différent. On s’arrêtait souvent à la station service pour acheter un CD de compilation, comme les NRJ Top 100 ou les Top 50 de 2010, et on écoutait ça sur la route. La seule véritable porte d’entrée vers la musique électronique que mes parents m’ont offerte, c’est l’album Discovery. C’est d’ailleurs le tout premier disque qu’ils m’ont acheté. J’avais été marqué par la pochette, que je trouvais incroyable, et par tout cet univers de robots.

Quel était le déclic pour toi ?

Le déclic s’est fait davantage du côté de l’événementiel que de la création musicale en elle même. À quinze, seize ans, j’adorais organiser des teufs chez moi, même si mes parents détestaient ça. Il y a d’ailleurs eu un moment où ils m’ont mis dehors, ce qui m’a empêché de continuer à faire des soirées à la maison. Je me suis alors dit que j’allais organiser des teufs ailleurs, notamment en forêt. C’est vraiment à partir de là que tout a commencé. J’ai appris à mixer en même temps que j’ai commencé à organiser des soirées.

Tu préfères être sur scène ou en studio pour produire ?

Ce qui me touche le plus, c’est ce lien direct avec le public, quelque chose que je ne retrouve jamais en studio. C’est voir des hanches bouger, des épaules se frôler, des sourires, sentir la musique traverser les gens comme elle me traverse moi. Je suis quelqu’un de très social, et le feeling de voir les gens réagir aux morceaux que je passe, aux transitions que je fais, c’est un sentiment incroyable. Après un set, je me suis parfois retrouvé à pleurer, tellement j’étais en communion avec la salle. C’est une émotion unique, que rien d’autre ne peut reproduire.

Est-ce que tu vis de la musique en Suisse ?

J’ai une activité à côté de la musique. Je travaille à fond, à cent cinquante pour cent, entre la production, mes DJ sets et l’événementiel. La production ne me rapporte rien, et les DJ sets ne représentent qu’une petite partie de ce que je fais. L’événementiel commence à prendre un peu d’ampleur avec deux ou trois projets par an, parfois quatre, mais ce n’est pas suffisant pour en vivre.

“Ce qui me touche le plus, c’est ce lien direct avec le public, quelque chose que tu ne retrouves jamais en studio.”

Production

Quel genre de musique est-ce que tu produis ?

En fait, ce que je fais, c’est de la trance, même si c’est toujours un peu difficile à catégoriser. Comme je l’ai dit, je suis avant tout un amoureux de la musique. Dans mes sets, je peux passer de la hard house, de la trance, de la house ou même de l’EBM. Mais si je devais définir mon style, je dirais que je crée de la musique mélodique, sentimentale, toujours avec une touche de club. Quelque chose qui frappe fort, avec beaucoup de percussions et un groove dansant.

Quel est ton processus créatif ?

Je travaille beaucoup à partir d’inspirations. Je prends un morceau que j’adore et je m’entraîne dessus, parce que je suis toujours dans cette phase de perfectionnement. Je n’ai rien sorti depuis six mois, justement parce que je cherche à trouver ma touche. Mon processus de création commence donc par un track de référence. Je construis ensuite les drums autour, en cherchant toujours un groove, et j’ajoute une ligne de basse qui, même sans mélodie, fait bouger. Dès qu’une boucle de seize temps me fait déjà hocher la tête, je sais que le rythme fonctionne. À partir de là, je peux habiller le morceau, ajouter les synthés, les nappes, et construire toute la track.

Comment est-ce que tu collabores avec d’autres artistes ?

Tout dépend de la connexion que tu as avec la personne. Par exemple, quand j’ai travaillé sur Sassy avec Hugo, ça s’est fait naturellement. Il n’y avait aucune hésitation, on savait exactement ce qu’on voulait produire. On avait discuté de nos inspirations et décidé d’aller vers quelque chose de rapide et percutant. On a choisi des vocals, posé une grosse ligne de basse en contretemps et construit des drums puissants qui portent le morceau. L’idée était vraiment de décoiffer les gens en soirée, et ça a parfaitement fonctionné. Après, il y a des sessions studio qui ne sont pas aussi fructueuses, et ce n’est pas grave.

Est-ce que tu prépares un projet en production ?

Mon prochain morceau sera un single, mais je réfléchis déjà à faire un EP. La difficulté, pour moi, c’est d’apprécier pleinement ce que je produis. Je ne joue pas mes propres tracks en club, parce que je sens un écart trop important entre mes productions et ce qui sort ailleurs. C’est un jugement complètement personnel. Sortir un morceau aujourd’hui n’a pas la même ampleur que lorsqu’on en publiait un il y a un an. Mon premier track est sorti en janvier, et j’étais juste heureux d’avoir quelque chose de propre. Aujourd’hui, la majorité de mes productions non publiées sont techniquement propres, mais elles ne me procurent pas forcément d’émotion. Et c’est précisément ce que je recherche avant de sortir un morceau, qu’en l’écoutant six mois plus tard, il me touche encore, et qu’il puisse procurer quelque chose aux autres.

“Je ne joue pas mes propres tracks en club.”

Collectif

Est-ce que tu peux présenter le collectif que tu as créé ?

Je fais partie du collectif que j’ai fondé moi-même, appelé Grand Tourisme. Avec ce collectif, nous organisons un événement appelé La Base Culture, un festival de musique électronique qui se tient sur le parvis de la Collégiale à Neuchâtel. J’ai lancé le projet en 2020, et depuis, nous avons continué à organiser des événements avec une véritable ambition professionnelle. Ce n’est plus seulement un collectif de DJ, c’est avant tout un groupe de passionnés qui aiment créer des expériences autour de l’événementiel. Parallèlement, j’ai rejoint Introspective Records en tant que résident, et aujourd’hui j’occupe également le rôle d’assistant événementiel au sein du label.

Quels sont les événements à venir ?

Pour ce début d’année, on organise un club tour hivernal avec le collectif sur sept dates en Suisse et en France. On commence au DJ Shop à Genève puis on enchaîne avec un événement à Neuchâtel appelé le Bar Bestial au Musée d’Histoire Naturelle. Ce sera un live hybride entre musique classique et électronique avec Alex Nantaya. L’événement se fait en collaboration avec le Conservatoire de Neuchâtel et présente une pièce où des enfants initiés à la MAO ont créé une bande sonore à partir de bruits d’insectes. Cette création sera diffusée dans la salle et se reliera à l’exposition temporaire sur les insectes et la musique classique. Après cela, un DJ set prendra place sous un squelette de baleine. L’entrée est gratuite et l’expérience promet d’être unique et immersive. Après cela, nous avons plusieurs autres dates prévues. Il y aura une soirée au Bourg et une grosse collaboration avec Tech With Us au Bikini Test. Nous sommes aussi en train de valider une date à la Gravière à Genève et une soirée au Sacré à Paris. Toutes ces dates s’annoncent vraiment intéressantes et promettent des expériences uniques.

Quel est ton objectif dans la musique ?

La première chose, je dirais, c’est prendre soin des gens avec qui je travaille. Ensuite, si on parle de notre vision dans dix ans, l’idée, c’est qu’on puisse en vivre et faire ce qu’on aime sans compter nos heures. Nous sommes des passionnés pour ces événements et nous avons toujours eu pour objectif de mettre en avant des artistes locaux aux côtés d’artistes internationaux. C’est un point sur lequel je ne veux faire aucune concession, car pour moi, le plus important dans cette culture, c’est de proposer des choses différentes et des artistes talentueux qui ne sont pas forcément sous les projecteurs. Si je devais résumer ce que je veux faire, ce serait apporter de la curiosité.

Industrie

Que penses-tu de cette nouvelle vague de DJ ?

Pour moi, tout dépend de l’ambition première. Si tu es DJ et que tu fais de la musique par passion, et que tu sais en parallèle exploiter l’industrie et les réseaux sociaux, tant mieux pour toi. Par contre, si ta motivation principale n’est pas musicale mais juste d’être sous les projecteurs, d’être connu, alors tu n’as rien à faire ici.

Crédits

Reporter : Samuel Bouverat

Photo : Samreeez

Direction artistique : Samreeez

Assistant : Laszlo Rihs

Vidéo : Laszlo Rihs

Production : Pacap Studio

Propiété exclusive : Pacap ©

pacapmagazine@gmail.com

Pacap Studio

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All rights reserved, ©Pacap

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Introduction – Unterschrift

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Duncan Smith et mon nom de scène est Unterschrift. Je suis néerlandais et je viens d’une famille où personne n’évoluait dans un milieu artistique, ce qui fait de moi le premier artiste des trois dernières générations. Mon père est ingénieur en microtechnique et travaille sur des puces électroniques, notamment celles que l’on retrouve dans les téléphones, tandis que ma mère exerçait le métier de comptable. Mes frères ont suivi des parcours assez éloignés de la création, à l’exception de l’un d’entre eux avec qui j’ai monté des événements. Lui non plus n’est pas artiste et se situe davantage du côté du management, ce qui reflète assez bien le cadre très scolaire dans lequel j’ai grandi.

Est-ce que cela a été difficile d’emmener tes parents dans ton univers ?

C’était un milieu qu’ils ne comprenaient pas vraiment. Ils ne venaient pas de là et n’avaient pas non plus cette sensibilité musicale que, moi, j’apportais naturellement à mes journées. Forcément, au début, ce n’était pas quelque chose qui était accueilli facilement. Et puis, avec le temps, ils ont commencé à comprendre. J’ai eu de la chance, car même s’ils ne comprenaient pas forcément ce milieu, ils m’ont toujours laissé la liberté de suivre ce que j’aimais vraiment, plutôt que de me pousser vers un chemin tout tracé. Ils ont rapidement compris que si je restais jusqu’à neuf heures du matin en soirée, en teuf ou en club, c’était simplement parce que j’étais profondément amoureux de la musique.

Est-ce que tu as eu des moments de partage musical avec tes proches lorsque tu étais plus jeune ?

En grandissant, il y avait toujours deux artistes qui tournaient à la maison. Soit du The Cure, soit du Sophie Hunger, dont mon père est un grand fan. En voiture, c’était différent. On s’arrêtait souvent à la station service pour acheter un CD de compilation, comme les NRJ Top 100 ou les Top 50 de 2010, et on écoutait ça sur la route. La seule véritable porte d’entrée vers la musique électronique que mes parents m’ont offerte, c’est l’album Discovery. C’est d’ailleurs le tout premier disque qu’ils m’ont acheté. J’avais été marqué par la pochette, que je trouvais incroyable, et par tout cet univers de robots.

Quel était le déclic pour toi ?

Le déclic s’est fait davantage du côté de l’événementiel que de la création musicale en elle même. À quinze, seize ans, j’adorais organiser des teufs chez moi, même si mes parents détestaient ça. Il y a d’ailleurs eu un moment où ils m’ont mis dehors, ce qui m’a empêché de continuer à faire des soirées à la maison. Je me suis alors dit que j’allais organiser des teufs ailleurs, notamment en forêt. C’est vraiment à partir de là que tout a commencé. J’ai appris à mixer en même temps que j’ai commencé à organiser des soirées.

Tu préfères être sur scène ou en studio pour produire ?

Ce qui me touche le plus, c’est ce lien direct avec le public, quelque chose que je ne retrouve jamais en studio. C’est voir des hanches bouger, des épaules se frôler, des sourires, sentir la musique traverser les gens comme elle me traverse moi. Je suis quelqu’un de très social, et le feeling de voir les gens réagir aux morceaux que je passe, aux transitions que je fais, c’est un sentiment incroyable. Après un set, je me suis parfois retrouvé à pleurer, tellement j’étais en communion avec la salle. C’est une émotion unique, que rien d’autre ne peut reproduire.

Est-ce que tu vis de la musique en Suisse ?

J’ai une activité à côté de la musique. Je travaille à fond, à cent cinquante pour cent, entre la production, mes DJ sets et l’événementiel. La production ne me rapporte rien, et les DJ sets ne représentent qu’une petite partie de ce que je fais. L’événementiel commence à prendre un peu d’ampleur avec deux ou trois projets par an, parfois quatre, mais ce n’est pas suffisant pour en vivre.

“Ce qui me touche le plus, c’est ce lien direct avec le public, quelque chose que tu ne retrouves jamais en studio.”

Production – Unterschrift

Quel genre de musique est-ce que tu produis ?

En fait, ce que je fais, c’est de la trance, même si c’est toujours un peu difficile à catégoriser. Comme je l’ai dit, je suis avant tout un amoureux de la musique. Dans mes sets, je peux passer de la hard house, de la trance, de la house ou même de l’EBM. Mais si je devais définir mon style, je dirais que je crée de la musique mélodique, sentimentale, toujours avec une touche de club. Quelque chose qui frappe fort, avec beaucoup de percussions et un groove dansant.

Quel est ton processus créatif ?

Je travaille beaucoup à partir d’inspirations. Je prends un morceau que j’adore et je m’entraîne dessus, parce que je suis toujours dans cette phase de perfectionnement. Je n’ai rien sorti depuis six mois, justement parce que je cherche à trouver ma touche. Mon processus de création commence donc par un track de référence. Je construis ensuite les drums autour, en cherchant toujours un groove, et j’ajoute une ligne de basse qui, même sans mélodie, fait bouger. Dès qu’une boucle de seize temps me fait déjà hocher la tête, je sais que le rythme fonctionne. À partir de là, je peux habiller le morceau, ajouter les synthés, les nappes, et construire toute la track.

Comment est-ce que tu collabores avec d’autres artistes ?

Tout dépend de la connexion que tu as avec la personne. Par exemple, quand j’ai travaillé sur Sassy avec Hugo, ça s’est fait naturellement. Il n’y avait aucune hésitation, on savait exactement ce qu’on voulait produire. On avait discuté de nos inspirations et décidé d’aller vers quelque chose de rapide et percutant. On a choisi des vocals, posé une grosse ligne de basse en contretemps et construit des drums puissants qui portent le morceau. L’idée était vraiment de décoiffer les gens en soirée, et ça a parfaitement fonctionné. Après, il y a des sessions studio qui ne sont pas aussi fructueuses, et ce n’est pas grave.

Est-ce que tu prépares un projet en production ?

Mon prochain morceau sera un single, mais je réfléchis déjà à faire un EP. La difficulté, pour moi, c’est d’apprécier pleinement ce que je produis. Je ne joue pas mes propres tracks en club, parce que je sens un écart trop important entre mes productions et ce qui sort ailleurs. C’est un jugement complètement personnel. Sortir un morceau aujourd’hui n’a pas la même ampleur que lorsqu’on en publiait un il y a un an. Mon premier track est sorti en janvier, et j’étais juste heureux d’avoir quelque chose de propre. Aujourd’hui, la majorité de mes productions non publiées sont techniquement propres, mais elles ne me procurent pas forcément d’émotion. Et c’est précisément ce que je recherche avant de sortir un morceau, qu’en l’écoutant six mois plus tard, il me touche encore, et qu’il puisse procurer quelque chose aux autres.

“Je ne joue pas mes propres tracks en club.”

Collectif – Unterschrift

Est-ce que tu peux présenter le collectif que tu as créé ?

Je fais partie du collectif que j’ai fondé moi-même, appelé Grand Tourisme. Avec ce collectif, nous organisons un événement appelé La Base Culture, un festival de musique électronique qui se tient sur le parvis de la Collégiale à Neuchâtel. J’ai lancé le projet en 2020, et depuis, nous avons continué à organiser des événements avec une véritable ambition professionnelle. Ce n’est plus seulement un collectif de DJ, c’est avant tout un groupe de passionnés qui aiment créer des expériences autour de l’événementiel. Parallèlement, j’ai rejoint Introspective Records en tant que résident, et aujourd’hui j’occupe également le rôle d’assistant événementiel au sein du label.

Quels sont les événements à venir ?

Pour ce début d’année, on organise un club tour hivernal avec le collectif sur sept dates en Suisse et en France. On commence au DJ Shop à Genève puis on enchaîne avec un événement à Neuchâtel appelé le Bar Bestial au Musée d’Histoire Naturelle. Ce sera un live hybride entre musique classique et électronique avec Alex Nantaya. L’événement se fait en collaboration avec le Conservatoire de Neuchâtel et présente une pièce où des enfants initiés à la MAO ont créé une bande sonore à partir de bruits d’insectes. Cette création sera diffusée dans la salle et se reliera à l’exposition temporaire sur les insectes et la musique classique. Après cela, un DJ set prendra place sous un squelette de baleine. L’entrée est gratuite et l’expérience promet d’être unique et immersive. Après cela, nous avons plusieurs autres dates prévues. Il y aura une soirée au Bourg et une grosse collaboration avec Tech With Us au Bikini Test. Nous sommes aussi en train de valider une date à la Gravière à Genève et une soirée au Sacré à Paris. Toutes ces dates s’annoncent vraiment intéressantes et promettent des expériences uniques.

Quel est ton objectif dans la musique ?

La première chose, je dirais, c’est prendre soin des gens avec qui je travaille. Ensuite, si on parle de notre vision dans dix ans, l’idée, c’est qu’on puisse en vivre et faire ce qu’on aime sans compter nos heures. Nous sommes des passionnés pour ces événements et nous avons toujours eu pour objectif de mettre en avant des artistes locaux aux côtés d’artistes internationaux. C’est un point sur lequel je ne veux faire aucune concession, car pour moi, le plus important dans cette culture, c’est de proposer des choses différentes et des artistes talentueux qui ne sont pas forcément sous les projecteurs. Si je devais résumer ce que je veux faire, ce serait apporter de la curiosité.

Industrie – Unterschrift

Que penses-tu de cette nouvelle vague de DJ ?

Pour moi, tout dépend de l’ambition première. Si tu es DJ et que tu fais de la musique par passion, et que tu sais en parallèle exploiter l’industrie et les réseaux sociaux, tant mieux pour toi. Par contre, si ta motivation principale n’est pas musicale mais juste d’être sous les projecteurs, d’être connu, alors tu n’as rien à faire ici.

Crédits

Reporter : Samuel Bouverat

Photo : Samreeez

Direction artistique : Samreeez

Assistant : Laszlo Rihs

Vidéo : Laszlo Rihs

Production : Pacap Studio

Propiété exclusive : Pacap ©

pacapmagazine@gmail.com

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16 décembre 2025

par Samreeez

Unterschrift

(CH/NL)

Introduction – Unterschrift

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Duncan Smith et mon nom de scène est Unterschrift. Je suis néerlandais et je viens d’une famille où personne n’évoluait dans un milieu artistique, ce qui fait de moi le premier artiste des trois dernières générations. Mon père est ingénieur en microtechnique et travaille sur des puces électroniques, notamment celles que l’on retrouve dans les téléphones, tandis que ma mère exerçait le métier de comptable. Mes frères ont suivi des parcours assez éloignés de la création, à l’exception de l’un d’entre eux avec qui j’ai monté des événements. Lui non plus n’est pas artiste et se situe davantage du côté du management, ce qui reflète assez bien le cadre très scolaire dans lequel j’ai grandi.

Est-ce que cela a été difficile d’emmener tes parents dans ton univers ?

C’était un milieu qu’ils ne comprenaient pas vraiment. Ils ne venaient pas de là et n’avaient pas non plus cette sensibilité musicale que, moi, j’apportais naturellement à mes journées. Forcément, au début, ce n’était pas quelque chose qui était accueilli facilement. Et puis, avec le temps, ils ont commencé à comprendre. J’ai eu de la chance, car même s’ils ne comprenaient pas forcément ce milieu, ils m’ont toujours laissé la liberté de suivre ce que j’aimais vraiment, plutôt que de me pousser vers un chemin tout tracé. Ils ont rapidement compris que si je restais jusqu’à neuf heures du matin en soirée, en teuf ou en club, c’était simplement parce que j’étais profondément amoureux de la musique.

Est-ce que tu as eu des moments de partage musical avec tes proches lorsque tu étais plus jeune ?

En grandissant, il y avait toujours deux artistes qui tournaient à la maison. Soit du The Cure, soit du Sophie Hunger, dont mon père est un grand fan. En voiture, c’était différent. On s’arrêtait souvent à la station service pour acheter un CD de compilation, comme les NRJ Top 100 ou les Top 50 de 2010, et on écoutait ça sur la route. La seule véritable porte d’entrée vers la musique électronique que mes parents m’ont offerte, c’est l’album Discovery. C’est d’ailleurs le tout premier disque qu’ils m’ont acheté. J’avais été marqué par la pochette, que je trouvais incroyable, et par tout cet univers de robots.

Quel était le déclic pour toi ?

Le déclic s’est fait davantage du côté de l’événementiel que de la création musicale en elle même. À quinze, seize ans, j’adorais organiser des teufs chez moi, même si mes parents détestaient ça. Il y a d’ailleurs eu un moment où ils m’ont mis dehors, ce qui m’a empêché de continuer à faire des soirées à la maison. Je me suis alors dit que j’allais organiser des teufs ailleurs, notamment en forêt. C’est vraiment à partir de là que tout a commencé. J’ai appris à mixer en même temps que j’ai commencé à organiser des soirées.

Tu préfères être sur scène ou en studio pour produire ?

Ce qui me touche le plus, c’est ce lien direct avec le public, quelque chose que je ne retrouve jamais en studio. C’est voir des hanches bouger, des épaules se frôler, des sourires, sentir la musique traverser les gens comme elle me traverse moi. Je suis quelqu’un de très social, et le feeling de voir les gens réagir aux morceaux que je passe, aux transitions que je fais, c’est un sentiment incroyable. Après un set, je me suis parfois retrouvé à pleurer, tellement j’étais en communion avec la salle. C’est une émotion unique, que rien d’autre ne peut reproduire.

Est-ce que tu vis de la musique en Suisse ?

J’ai une activité à côté de la musique. Je travaille à fond, à cent cinquante pour cent, entre la production, mes DJ sets et l’événementiel. La production ne me rapporte rien, et les DJ sets ne représentent qu’une petite partie de ce que je fais. L’événementiel commence à prendre un peu d’ampleur avec deux ou trois projets par an, parfois quatre, mais ce n’est pas suffisant pour en vivre.

“Ce qui me touche le plus, c’est ce lien direct avec le public, quelque chose que tu ne retrouves jamais en studio.”

Production – Unterschrift

Quel genre de musique est-ce que tu produis ?

En fait, ce que je fais, c’est de la trance, même si c’est toujours un peu difficile à catégoriser. Comme je l’ai dit, je suis avant tout un amoureux de la musique. Dans mes sets, je peux passer de la hard house, de la trance, de la house ou même de l’EBM. Mais si je devais définir mon style, je dirais que je crée de la musique mélodique, sentimentale, toujours avec une touche de club. Quelque chose qui frappe fort, avec beaucoup de percussions et un groove dansant.

Quel est ton processus créatif ?

Je travaille beaucoup à partir d’inspirations. Je prends un morceau que j’adore et je m’entraîne dessus, parce que je suis toujours dans cette phase de perfectionnement. Je n’ai rien sorti depuis six mois, justement parce que je cherche à trouver ma touche. Mon processus de création commence donc par un track de référence. Je construis ensuite les drums autour, en cherchant toujours un groove, et j’ajoute une ligne de basse qui, même sans mélodie, fait bouger. Dès qu’une boucle de seize temps me fait déjà hocher la tête, je sais que le rythme fonctionne. À partir de là, je peux habiller le morceau, ajouter les synthés, les nappes, et construire toute la track.

Comment est-ce que tu collabores avec d’autres artistes ?

Tout dépend de la connexion que tu as avec la personne. Par exemple, quand j’ai travaillé sur Sassy avec Hugo, ça s’est fait naturellement. Il n’y avait aucune hésitation, on savait exactement ce qu’on voulait produire. On avait discuté de nos inspirations et décidé d’aller vers quelque chose de rapide et percutant. On a choisi des vocals, posé une grosse ligne de basse en contretemps et construit des drums puissants qui portent le morceau. L’idée était vraiment de décoiffer les gens en soirée, et ça a parfaitement fonctionné. Après, il y a des sessions studio qui ne sont pas aussi fructueuses, et ce n’est pas grave.

Est-ce que tu prépares un projet en production ?

Mon prochain morceau sera un single, mais je réfléchis déjà à faire un EP. La difficulté, pour moi, c’est d’apprécier pleinement ce que je produis. Je ne joue pas mes propres tracks en club, parce que je sens un écart trop important entre mes productions et ce qui sort ailleurs. C’est un jugement complètement personnel. Sortir un morceau aujourd’hui n’a pas la même ampleur que lorsqu’on en publiait un il y a un an. Mon premier track est sorti en janvier, et j’étais juste heureux d’avoir quelque chose de propre. Aujourd’hui, la majorité de mes productions non publiées sont techniquement propres, mais elles ne me procurent pas forcément d’émotion. Et c’est précisément ce que je recherche avant de sortir un morceau, qu’en l’écoutant six mois plus tard, il me touche encore, et qu’il puisse procurer quelque chose aux autres.

“Je ne joue pas mes propres tracks en club.”

Collectif – Unterschrift

Est-ce que tu peux présenter le collectif que tu as créé ?

Je fais partie du collectif que j’ai fondé moi-même, appelé Grand Tourisme. Avec ce collectif, nous organisons un événement appelé La Base Culture, un festival de musique électronique qui se tient sur le parvis de la Collégiale à Neuchâtel. J’ai lancé le projet en 2020, et depuis, nous avons continué à organiser des événements avec une véritable ambition professionnelle. Ce n’est plus seulement un collectif de DJ, c’est avant tout un groupe de passionnés qui aiment créer des expériences autour de l’événementiel. Parallèlement, j’ai rejoint Introspective Records en tant que résident, et aujourd’hui j’occupe également le rôle d’assistant événementiel au sein du label.

Quels sont les événements à venir ?

Pour ce début d’année, on organise un club tour hivernal avec le collectif sur sept dates en Suisse et en France. On commence au DJ Shop à Genève puis on enchaîne avec un événement à Neuchâtel appelé le Bar Bestial au Musée d’Histoire Naturelle. Ce sera un live hybride entre musique classique et électronique avec Alex Nantaya. L’événement se fait en collaboration avec le Conservatoire de Neuchâtel et présente une pièce où des enfants initiés à la MAO ont créé une bande sonore à partir de bruits d’insectes. Cette création sera diffusée dans la salle et se reliera à l’exposition temporaire sur les insectes et la musique classique. Après cela, un DJ set prendra place sous un squelette de baleine. L’entrée est gratuite et l’expérience promet d’être unique et immersive. Après cela, nous avons plusieurs autres dates prévues. Il y aura une soirée au Bourg et une grosse collaboration avec Tech With Us au Bikini Test. Nous sommes aussi en train de valider une date à la Gravière à Genève et une soirée au Sacré à Paris. Toutes ces dates s’annoncent vraiment intéressantes et promettent des expériences uniques.

Quel est ton objectif dans la musique ?

La première chose, je dirais, c’est prendre soin des gens avec qui je travaille. Ensuite, si on parle de notre vision dans dix ans, l’idée, c’est qu’on puisse en vivre et faire ce qu’on aime sans compter nos heures. Nous sommes des passionnés pour ces événements et nous avons toujours eu pour objectif de mettre en avant des artistes locaux aux côtés d’artistes internationaux. C’est un point sur lequel je ne veux faire aucune concession, car pour moi, le plus important dans cette culture, c’est de proposer des choses différentes et des artistes talentueux qui ne sont pas forcément sous les projecteurs. Si je devais résumer ce que je veux faire, ce serait apporter de la curiosité.

Industrie – Unterschrift

Que penses-tu de cette nouvelle vague de DJ ?

Pour moi, tout dépend de l’ambition première. Si tu es DJ et que tu fais de la musique par passion, et que tu sais en parallèle exploiter l’industrie et les réseaux sociaux, tant mieux pour toi. Par contre, si ta motivation principale n’est pas musicale mais juste d’être sous les projecteurs, d’être connu, alors tu n’as rien à faire ici.

Crédits

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